Le Bol d’Or Classic
(par Andres URBAN, mai 2006)

C’est dans les vieux bols qu’on
fait les meilleures soupes. La quatrième édition du Bol
d’Or Classic rassemblait à Magny-Cours les « vieilles
gloires » de l’épreuve, pilotes et machines…
Le Bol Classic, c’est la réédition
en live de l’âge d’or du sport moto, du temps où
toutes les marques -japonaises et européennes- et où tous
les teams –privés et d’usine- pouvaient prétendre
à un podium, ce qui n’est plus vraiment possible aujourd’hui…
Les motos engagées, produites
entre 1960 et 1980, sont à deux, trois ou quatre cylindres. Moto
Guzzi (qui a remporté la première édition), BMW,
Laverda, Yamaha TZ deux-temps (qui a remporté la seconde édition),
et tous types de motos se côtoient sur la ligne de départ,
ou plutôt des départs, devrais-je dire, car l’épreuve
ne dure plus vingt-quatre heures mais deux fois deux heures, vieilles
mécaniques obligent !
En revanche, seulement deux pilotes
se partagent le guidon, comme à l’époque où
ils avaient encore des c... L’ambiance seventies qui sévit
dans les paddocks fait penser aux pages des vieilles revues moto qui prennent
la poussière dans les greniers. Mais ici, les images s’animent,
avec des noms comme Paul Smart, Gilles Hampe, Jean-Claude Chemarin. Les
moteurs crachent des décibels comme jamais et les vieilles marques
ressuscitent. A côté des champions, d’autres gentlemen
riders courent sur des Honda CB 750, Kawasaki Z900, Suzuki GS 1000 ou
des Béhèmes à peine préparées…comme
à l’époque. L’ambiance particulière qui
règne sur cette épreuve, avec ses coups de cœur et
ses coups de théâtre notamment pendant la manche de nuit,
nous rappelle les plus belles heures de l’endurance et fait remonter
le temps à tous les nostalgiques des vieilles machines de course.
En
outre, se retrouver sur une piste aussi belle que celle du circuit nivernais
reste un grand moment de plaisir pour tous les participants. Beaucoup
de chutes cependant ont émaillé le week-end. A commencer
par nos pilotes belges Alain Mombaerts, Thierry Lifrange, Herman Verboven
ou Rob Melis.
Il fallait donc être équilibriste
le samedi aux essais pour rester sur ses roues à Magny Cours au
Bol d’or Classic . Certes le temps ne fut pas toujours mauvais,
tantôt sec tantôt humide, ou carrément détrempé
et piégeux. Mais ce une superbe aventure à suivre avec les
yeux, les oreilles et la mémoire!
AU
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