Gamme Triumph Sixty8

(par Rudy Scohy, avril 06)

Originalité et classicisme

Triumph nous a reçu chez Boudoux, à Marche-en-Famenne (un des plus anciens concessionnaires Triumph à l’échelle mondiale), pour nous présenter une gamme d’accessoires sans équivalent dans le paysage motocycliste : la ligne Sixty8.

« Sixty8 » parce que 1968 est une année mémorable au cours de laquelle certains ont voulu changer le monde ; cette époque révolutionnaire était aussi celle où Triumph était le premier constructeur mondial. Avec cette gamme, le constructeur britannique entend « révolutionner » le monde de l’accessoire. En théorie, ces pièces se destinent à 4 modèles : Bonneville, Bonneville T100, Scrambler et Thruxton. En pratique, le Scrambler déjà très spécial, et le T100 déjà très old fashioned, ne devraient pas être les premiers clients de la ligne Sixty8, qui se destine surtout à la Bonneville et, accessoirement, à la Thruxton.

En réalité, les équipements Sixty8 sont pensés pour peaufiner le classicisme d’une Bonnie tout en la singularisant à la carte, de façon à ce qu’il soit presque impossible que deux machines soient encore identiques ; un point qui a son importance pour les amateurs de belles choses… Tout ce joli monde de personnalisation sera disponible en concessions en mai (sauf les sacoches et les t-shirts qui n’arriveront qu’en juin).

Thème… triple !

Chez Triumph, c’est bien connu, tout va par trois. Devant le choix important proposé dans la gamme Sixty8, le constructeur a choisi de distribuer cet ensemble en trois thèmes dominés par une couleur et très inspirés des Golden Sixties, puisque chacun est baptisé du nom d’un célèbre album rock : My generation (album des Who) couleur ivoire, Revolver (Beatles) couleur jaune et Aftermath (Rolling Stones) couleur rouge. Ces trois thèmes regroupent des équipements Sixty8 spécialement conçus pour être assortis, mais le propriétaire d’une Bonneville n’est évidemment pas contraint de les respecter : les éléments des trois thèmes peuvent se mélanger au gré de son imagination.

De quoi s’agit ?

- Couvre-réservoirs (prix indicatif : 189€) : ils sont fixés sur le bidon d’origine au moyen de vis déjà présentes sur la moto ; un film protecteur est inséré pour éviter de rayer le réservoir. Diverses décos possibles dont l’Union Flag et un motif floral résolument hippie.
- Selleries classiques (prix indicatif : 219€) : elles affirment le classicisme de la machine, surtout en coloris marron. Il existe des dosserets assortis à 129€.
- Couvre-pignons (de 59 à 79€) : très originaux, ils permettent de visualiser le pignon de sortie de boîte en étant ajourés ou, carrément, en polycarbonate transparent.
- Couvre-culasses (prix indicatif : 119€) : on retrouve les trois couleurs génériques des thèmes, plus du noir et du chromé. Leur présence sur le haut moteur offre un effet spectaculaire.
- Sacoches latérales et de réservoir (prix indicatif : 249€ l’unité) : les sacoches latérales sont conçues pour pouvoir n’équiper qu’un côté ; elles proposent un aménagement intérieur contemporain (transport de PC) sous un cuir classique. Leur fixation pratique permet de les emporter facilement avec soi.
- Couvre-phares en cuir (25€) : très fashion, ils sont bien dans l’esprit Café Racer. Bien sûr, on n’est pas supposé rouler avec mais à l’arrêt, c’est la classe !
- Protège-réservoir en cuir (39€) : ils présentent l’originalité d’occuper toute la longueur du réservoir.
- Ecussons de réservoir (prix indicatif : 59€ la paire) : ils rappellent une des trois couleurs thématiques. Les plus originaux sont sans conteste les transparents en polycarbonate qui marient classicisme et high tech.
- Soufflets de fourche, garde-boue courts, dosserets de selles, caches latéraux.

Bref de quoi imprimer une griffe toute personnelle à sa bonneville. La finition de ces accessoires est évidemment irréprochable, et les tarifs restent raisonnables. Nous tenons à saluer la démarche originale de Triumph, qui entend ainsi gâter (et fidéliser) ses clients.

Notons pour conclure que la collection de t-shirts (prix indicatif : 29€) ne manque pas d’intérêt non plus puisqu’elle exploite le passé de la marque avec, par exemple, une réplique d’un t-shirt porté par Bob Dylan ou un modèle orné d’une publicité d’époque, qui vantait le fait que Triumph équipait Scotland Yard…

RS

 

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