Suzuki GSXR600 - Yamaha R6

Comparer ces deux motos est utile, car elles se situent dans un positionnement identique. Par contre, ce n'est pas chose facile, dans la mesure où il s'agit de deux excellentes machines.

A la recherche des éléments distinctifs .

D'un point de vue esthétique, chacune est dans la lignée des hyper-sports de sa marque respective. Il s'agit de deux lignes réussies. R6 et GSXR600 le sont également. On remarquera simplement que sur la R6, la finition intérieure du carénage est soignée, et absente sur la GSXR600.

Il s'agit de deux motos très légères et faciles à manouvrer. L'avantage du poids va à la Suzuki, qui à 163 kg est 5 kg plus légère que la Yamaha. Cette dernière est cependant un peu plus basse. Sur catalogue, la différence est de 1 cm (82 au lieu de 83). Dans la réalité, mes deux pieds sont juste bien à plat au sol sur la Yamaha, et juste pas sur la Suzuki. La Suzuki semble plus large que la Yamaha, amplifiant la différence de hauteur de selle.

Sur la Yamaha, l'espace de rangement sous la selle est correct. Sur la Suzuki, il est tout simplement géant (pour une hyper sport !).

Au niveau de la position de conduite, toutes les deux sont typées sports, mais encore davantage sur la GSXR600. La position des bracelets sous le T de fourche pour la Suzuki plutôt qu'au-dessus pour la Yamaha y est peut-être pour quelque chose.

En comportement dynamique, on ne constate pas de différence tangible.

En sonorité par contre, il en est tout autre !

La sonorité de la GSXR tient davantage de la trompette. Et celle-ci pousse au concert. Celui qui souhaite passer inaperçu, préférera se déplacer à pied. Sur la Suzuki, pas moyen de placer une accélération sans que les piétons ne se retournent. D'autant plus que les prestations sont en rapport avec le niveau sonore. A ce jeu, la Yamaha fait plus discret, sans manquer de peps pour autant.

La Suzuki reprend comme la Yamaha dès 4000 trs/min, mais plus faiblement. En-dessous de 8000 trs/min, le moteur de la Suzuki est insipide. Une fois 8000 trs/min, c'est l'envolée sur l'une comme sur l'autre. Le moteur de la R6 est expressif, tandis que celui de la GSXR est davantage linéaire. Est-ce la sonorité de la Suzuki, ou est-ce son moteur ? On est davantage incité à naviguer au-delà des 10 000 trs/min sur la Suzuki, dans la zone d'attaque, s'arrêtant à la zone rouge. Celle-ci débute à 14 500 trs/min sur la Suzuki, soit100 trs/min de moins que sur la Yamaha.

La sélection de vitesse est précise sur les deux motos, mais davantage bruyante sur la Suzuki. Sur celle-ci, il arrive de s'y prendre à deux fois pour venant du neutre, enclencher la première. Sur notre Yamaha de test, rétrograder sur les deux premiers rapports nécessitait une puissante action du pied.

Si le freinage est bon sur les deux machines, il est un peu moins mordant sur la Suzuki.

En conclusion, ces deux motos se valent, toutes deux à un niveau d'excellence indiscutable. La position davantage typée sport de la Suzuki, sa sonorité de trompette, son poids réduit et son creux relatif en-dessous de 8000 trs/min l'oriente davantage vers l'attaque. Le caractère moteur de la Yamaha lui permet une utilisation plus polyvalente, tout en affichant un très haut niveau sportif.


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