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Yamaha
XT660R - 2004
(par
Fabian Neefs)

Starlette
liftée
Disponible en 2 versions, trail (R)
ou supermotard (X), la nouvelle XT s’offre, après 28 ans
d’existence, une évolution technique digne de son temps
comme l’injection électronique, une culasse 4 soupapes,
un refroidissement liquide et une gestion électronique de l’allumage
et de l’alimentation. Sans parler de sa silhouette lascive...
Un
vrai VTT
Malgré une selle assez haute (850 mm), la position
de conduite est très satisfaisante. Le guidon est plutôt
court mais suffisamment haut pour qu’on soit confortablement installé.
La moto est particulièrement fine entre les jambes avec une selle
confortable en solo qui abrite les 2 magnifiques échappements
inox. Le duo est tout à fait envisageable mais sur courte distance,
la selle étant plutôt fine à l’arrière.
Le compteur digital est très lisible et indique les infos habituelles
comme l’heure, deux compteurs journaliers, un témoin d’essence,
un voyant de température moteur et un odomètre. La clé
intègre désormais un antidémarrage électronique
codé. Une fois en route, le confort des suspensions à
grand débattement ne se dément pas mais la pression du
vent devient importante dès 120 km/h malgré la petite
bulle (bulle haute disponible en option). Avec ses pneus mixtes de 21
et de 17 pouces, elle sort volontiers des sentiers battus. Mais son
vrai terrain de jeux (à l’instar de la supermotard) c’est
la ville et son lot d’embouteillages. Légère et
sylphide, la XT se laisse manier au doigt et à l’œil
: un vrai régal. Avec son réservoir de 15 litres, on peut
raisonnablement tabler sur une autonomie de plus de 200 km suffisant
largement au vu de l’orientation de la machine.
Pas
vraiment méchante
Avec 48 ch et 165 kg à sec, la XT n’est pas vraiment
taillée pour la gagne mais ce n’est pas le but recherché.
Que ce soit en usage urbain ou sur piste, son châssis type «
Diamond » ne soufre d’aucune critique. Identique en tout
point à celui de sa consoeur supermotarde, il renferme dans sa
partie supérieure le réservoir d’huile moteur. Idéalement
secondé par des suspensions, à grand débattement,
il résiste efficacement aux imperfections de la route. Sereine,
la Yam efface alors les virolos avec aisance et décontraction
tant que vous ne la confondez pas avec une supermotarde. Côté
mécanique, on retrouve un gros monocylindre de 659cc à
la mélodie très sympathique. Puissant en bas, il s’essouffle
cependant vite et ne tolère pas les rotations trop sèches
de la poignée de droite. Vous serez alors gratifié d’un
effet on/off assez violent. De toute façon si ce ne sont pas
les vibrations moteur qui vous feront rendre la main, ce sera la prise
au vent. Pour arrêter l’engin, on dispose d’un simple
disque flottant avant de 298 mm qui offre beaucoup de progressivité
mais réclame une poigne assez ferme pour freiner court, ainsi
que d’un simple disque de 245 mm à l’arrière
aux performances acceptables. La boîte 5 n’appelle aucune
critique (on le souligne d’autant plus volontiers que ça
n’a pas toujours été le cas chez Yamaha), les vitesses
se passent à la volée et permettent au gromono de donner
le meilleur de lui-même.
Un cas à part
Si la Yamaha XT660R n’excelle vraiment en aucun domaine précis,
elle fait preuve d’une étonnante longévité
avec ses presque 30 ans de bons et loyaux services. Il faut plutôt
voir en cette Yamha une moto à part aux lignes intemporelles
et à la polyvalence affirmée. Hyper
facile et bon marché de surcroît, elle ravira les petites
bourses ou les débutants avides de découvrir aussi bien
les chemins de campagne que les jungles urbaines que sont devenues nos
villes. Pour ceux qui trouveraient la version trail (R) un peu trop
molle, il leur reste toujours l’alternative supermotard (X) qui
propose la même base mécanique et le même châssis
mais avec une combinaison suspensions/freins et un look nettement plus
affûtés pour seulement 425 euros de plus.

Yamaha XT660R – 6.450 euros
Mécanique
Moteur : monocylindre quatre-temps, refroidi par liquide, 1 arbre à
cames, 4 soupapes par cylindre
Cylindrée(alésage x course) : 659 cc (100 x 84 mm)
Puissance : 35,3 kw (48 cv) à 6000 tr/min
Couple : 58,40 Nm à 5.250 tr/min
Alimentation : injection électronique, double allumage
Transmission : boîte 5, chaîne
Châssis
Cadre : tubulaire en acier du type « Diamond »
Suspension av :fourche télescopique de 43 mm
Suspension ar : bras oscillant type monocross
Pneus av: 90/90 - 21M
Pneus ar: 130/80 – 17M
Freins av : simple disque flottant de 298 mm, étriers 2 pistons
Freins ar : monodisque de 245 mm à 2 pistons
Chiffres
Angle de chasse : 28°
Ampattement : 1.500 mm
Hauteur sellerie : 850 mm
Poids à sec : 165 kg
Répartition : nc
Réservoir : 15 L
Consommation moyenne : nc
Importateur
D'Ieteren Sport
Parc industriel de la Vallée du Hain 37
1440 Wauthier-Braine
02/367.14.13
FAN
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